Le président du Conseil Économique et Social (CES), Conrad Gbaguidi, a bouclé ce mardi 18 mars 2025, sa tournée auprès de ses pairs présidents d’institutions de la république. Cette série d’échanges entamée après son installation à la tête du CES, avait pour objectif de renforcer la collaboration avec les différentes institutions afin de contribuer à l’amélioration du système institutionnel béninois.
La dernière étape était la Cour des Comptes où il a été reçu en audience par sa présidente Ismath Bio Tchané Mamadou. A cette occasion, Conrad Gbaguidi a exprimé sa satisfaction d’avoir pu échanger avec les présidents des institutions constitutionnelles, soulignant l’importance de la Cour des Comptes dans la bonne gestion des finances publiques. Dans l’interview qu’il a accordé à la presse, à la fin de l’audience, il a rappelé que la mission de la Cour des Comptes est d’assurer le contrôle rigoureux des fonds publics, un élément essentiel pour la transparence et l’efficacité des institutions publiques. « La spécificité de la Cour des Comptes réside dans sa capacité à suivre, vérifier et juger l’utilisation de l’argent public. C’est un aspect fondamental pour nous au Conseil Économique et Social, car il nous permet de mieux comprendre comment l’argent des contribuables est utilisé et de jouer notre rôle d’intermédiaire auprès des populations”, a-t-il déclaré à sa sortie de l’audience.
La rencontre a permis de revenir sur le rôle central de la Cour des Comptes dans le contrôle des finances publiques au Bénin. Ismath Bio Tchané Mamadou a détaillé les trois chambres qui composent cette institution. La première chambre est chargée du contrôle des institutions et ministères, la deuxième se concentre sur la gestion des finances des collectivités locales, tandis que la troisième est dédiée au contrôle des entreprises publiques bénéficiant de fonds publics. Ces chambres sont les garantes de la transparence et de l’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques, jouant ainsi un rôle clé dans la consolidation des bonnes pratiques de gouvernance.
Dans ses propos, Conrad Gbaguidi a également mis en lumière la pertinence des réformes récentes mises en place au niveau des collectivités locales, notamment avec l’introduction des secrétaires exécutifs, dont l’impact positif sur la gestion financière a été souligné par la Cour des Comptes. Selon les analyses de l’institution, la gestion des comptes au sein des communes et municipalités a connu une amélioration substantielle depuis l’introduction de ces agents. “Cette réforme a permis d’assainir les finances locales et de renforcer l’efficacité de la gestion publique. Il est crucial pour nous, au Conseil Économique et Social, de suivre ces réformes de près, afin de mieux comprendre leurs retombées et de pouvoir en faire un relais d’information auprès des populations”, a ajouté Gbaguidi.
L’une des préoccupations principales soulevées par le Président du CES est la nécessité d’adapter les réformes en fonction des réalités locales et de s’assurer que les citoyens bénéficient directement des améliorations apportées. « Nous avons pour mission de communiquer les préoccupations des citoyens, de faire le lien entre le gouvernement et les populations, et de nous assurer que les réformes touchent véritablement les secteurs les plus vulnérables », a-t-il insisté.


