Lancé au Bénin le 22 décembre 2020, le rapport mondial sur le développement humain, édition 2020 intitulé : « Le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière », a été présenté aux Conseillers de la République par les cadres du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) conduite par le Représentant résidant, Aouale Mohamed Abchir. Cette séance vise à permettre aux participants d’échanger sur le contenu du document afin de favoriser la prise en compte des messages et recommandations dudit rapport dans les politiques et programmes de développement.
A L’ouverture de la séance, le Président du CES, Tabé GBIAN, informe que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération entre son Institution et le Pnud. Elle permettra, dit-il, aux Conseillers de mieux appréhender les contours du document. « Nous avons estimé qu’il était important de venir vers vous dans le cadre de la série d’échanges du PNUD pour la dissémination du rapport », appuie le Représentant résidant.
Après avoir rappelé les missions du CES et du PNUD, le Président Tabé GBIAN y voit une similitude dans les rôles, en l’occurrence celui de conseiller les pouvoirs publics. Pour Tabé GBIAN, la rencontre est importante pour les membres de son Institution car elle leur permet d’avoir une meilleure vue sur le contenu du rapport. En soutien à son propos, le Représentant résidant du Pnud affirme que cette dissémination est importante au regard des enjeux de développement humain à l’aune de l’agenda 2030 et des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Dans son propos liminaire, Aouale Mohamed Abchir rappelle le thème de l’édition 2020 du rapport. Il révèle, à l’occasion, l’essentiel à retenir du document. En effet, le Représentant résidant du PNUD au Bénin fait noter que le document « rappelle les progrès importants en matière de développement humain que l’humanité a accompli en 30 ans, les pressions humaines sur la planète » avec ses corollaires sur l’environnement et souligne que cette situation « pourrait faire basculer la planète, très prochainement, dans une nouvelle ère géologique qui est l’anthropocène, dans laquelle l’homme devient un acteur clé ». En outre, il fait part de « trois messages essentiels » que l’on peut tirer du rapport.
Premièrement, dit-il, « la survenue et l’expansion de la pandémie du Covid-19 ont exacerbé une myriade d’inégalités dans le développement humain (…). Deuxièmement, les déséquilibres planétaires et sociaux s’exacerbent mutuellement(…). Dernièrement, du fait des nombreuses pressions de l’activité humaine sur la nature, l’environnement et l’écosystème, la civilisation humaine entre l’anthropocène ». Il ajoute que les analyses du Rapport arrivent à la conclusion que l’approfondissement du développement humain a beaucoup à apporter à l’humanité afin de remédier à la paralysie collective face à un changement planétaire alarmant. De ce fait, le rapport formule des recommandations à mettre en oeuvre au niveau national en cohérence avec les réformes nécessaires à engager au niveau de la gouvernance mondiale.








