Démarrée le 11 juillet 2025, la première session ordinaire du Conseil Economique et Social (CES) a pris fin ce vendredi 8 août 2025 à Cotonou. Pendant trente jours de travaux, les Conseillers se sont penchés sur des dossiers stratégiques touchant aussi bien aux réformes institutionnelles qu’aux enjeux sociaux, économiques et numériques du pays. La cérémonie de clôture a été présidée en personne par Conrad Gbaguidi, président de l’institution, qui s’est félicité de « la qualité et de la pertinence des échanges menés ».

Des avancées institutionnelles notables

Les travaux ont été marqués par l’adoption du procès-verbal de la troisième session extraordinaire de 2025 et par l’examen de la décision n° ECC 25-496 du 19 juin 2025 rendue par la Cour constitutionnelle. Cette décision a conduit le CES à mettre en conformité certaines dispositions légales avec la Constitution, conformément au principe républicain et dans un esprit de courtoisie institutionnelle et interinstitutionnelle. Par ailleurs, les Conseillers ont examiné et validé les rapports issus des sessions départementales extraordinaires et ordinaires, permettant d’évaluer les actions menées sur le terrain et de formuler des recommandations pour un meilleur fonctionnement des démembrements territoriaux.

Un large panel de thématiques abordées

Au cours de cette session, de nombreuses questions d’intérêt national ont été débattues. Parmi les sujets phares, on peut citer la validation des rapports des sessions extraordinaires et ordinaires des Conseils départementaux, ainsi que la présentation du programme de logements sociaux et écologiques, dont les objectifs, les retombées économiques et sociales ainsi que les modalités de mise en œuvre et de commercialisation ont été exposés. L’analyse des perspectives d’emploi dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) a également été approfondie, avec un accent particulier sur les profils recherchés, l’adéquation entre formation et emploi et les défis à relever. La transition numérique et les innovations à la GDIZ ont fait l’objet d’une communication mettant en lumière les avancées technologiques et les enjeux d’une appropriation inclusive. Par ailleurs, la loi n° 2021-11 relative à la répression des violences basées sur le genre et la loi n° 2021-12 relative à la santé sexuelle et reproductive ont fait l’objet d’un atelier d’appropriation par les Conseillers du CES en vue d’une campagne nationale d’information et de sensibilisation qui sera conduite par l’institution à partir de fin août 2025. Les travaux de la session ont porté aussi sur le pastoralisme et l’agriculture, avec un bilan des avancées législatives et réglementaires, ainsi que les enjeux liés à la production et au développement pastoral. L’analyse de la problématique de la cherté de la vie a permis d’identifier des leviers pour stabiliser les prix et relancer l’économie, grâce aux différentes auditions organisées en commission. Le rôle crucial du secteur informel dans la formation et la transmission des prix a également été souligné. Tous ces travaux ont permis aux Conseillers de travailler à la formulation de recommandations pertinentes au gouvernement.      

Un engagement réaffirmé pour le développement national

Dans son allocution de clôture, Conrad Gbaguidi a exprimé sa gratitude envers tous les conseillers, saluant leur « disponibilité et engagement républicain ». Il a souligné la portée symbolique de la participation effective du CES aux cérémonies du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, rappelant que « le Chef de l’État a redonné au peuple béninois la fierté et le droit de rêver ».

Le président du CES a conclu son discours par un appel à la persévérance, en citant un proverbe africain : « La goutte d’eau perce la pierre, non par sa force, mais par sa persévérance », invitant ainsi tous les conseillers à poursuivre avec détermination leur mission constitutionnelle.

 

 

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