La question de la cherté de la vie, une préoccupation majeure pour de nombreux Béninois, a été au cœur des débats au dernier jour de la première session ordinaire du Conseil Economique et Social (CES). En effet, dans le cadre de ses travaux, la commission de l’économie, des finances et de l’entrepreneuriat a invité deux éminents experts en économie de l'Université d'Abomey-Calavi pour apporter leur contribution à la thématique intitulée « La cherté de la vie au Bénin : quelles approches pour la stabilité des prix et pour la relance des activités économiques ? »

Les professeurs Albert Honlonkou et Edgard Gbinlo ont exposé leurs analyses approfondies devant les conseillers, sous la direction du président du CES Conrad Gbaguidi. Ces échanges visent à éclairer l'institution et à poser les bases d'une étude solide.

Le professeur Honlonkou a mis en évidence le rôle du secteur informel dans la formation et la transmission des prix. Un aspect crucial, car l’économie béninoise repose en grande partie sur ce secteur. Son analyse a permis de mieux comprendre comment les pratiques et les dynamiques de ce marché non réglementé, influencent le coût de la vie pour les ménages.

De son côté, le professeur Gbinlo a décrypté les impacts socio-économiques de la cherté de la vie sur les ménages et les entreprises. Il a mis en lumière la manière dont l'augmentation des prix affecte directement le pouvoir d'achat des familles et la viabilité des entreprises, souvent contraintes de répercuter ces coûts sur leurs produits ou services.

A l'issue de ces interventions, place a été faite à des discussions animées et constructives. L'objectif est de produire une étude de référence qui servira à élaborer des recommandations concrètes et pertinentes. Celles-ci seront ensuite adressées au Président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

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