Après Savalou, Bohicon et Cotonou, la tournée nationale de vulgarisation des lois n°2021-11 et n°2021-12 du 20 décembre 2021 sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) et la santé sexuelle et reproductive a fait escale à Porto-Novo. Cette étape, tenue le mardi 2 septembre 2025 à la Maison des jeunes de Djègan Kpèvi, a rassemblé environ 200 participants autour d’un objectif commun : mieux comprendre et appliquer ces textes fondamentaux pour la protection des droits des femmes au Bénin.
Conduite par Conrad Gbaguidi, président du Conseil Économique et Social (CES), assisté de son premier vice-président Amouda Razaki, la mission s’est déroulée en deux temps forts : la matinée dédiée aux structures communautaires (enseignants, ONG, leaders d’opinion, associations, confessions religieuses, associations de femmes), et l’après-midi aux membres de la Conférence Administrative Départementale, directions départementales, forces de défense et de sécurité, élus locaux.
Dans son allocution d’ouverture, Conrad Gbaguidi a rappelé l’importance de cette étape et les ambitions du CES : « Aujourd’hui, mardi 2 septembre 2025, je lance, assisté du premier vice-président du Conseil Économique et Social, l’étape de Porto-Novo de la campagne nationale d’imprégnation de deux lois de haute portée sociale : la loi n°2021-11 sur les infractions commises à raison du sexe des personnes et la loi n°2021-12 sur la santé sexuelle et de la reproduction. Le choix de ces normes juridiques n’est pas fortuit. Il participe de la volonté du CES de contribuer à la construction d’une société fondée sur des valeurs cardinales d’égalité, d’équité et de solidarité. Ce rendez-vous n’est pas un simple rituel administratif. Il marque un temps fort de l’ancrage local du CES, une étape significative dans la construction d’une République à hauteur d’homme, fondée sur l’écoute, le dialogue et la responsabilité partagée. »
Le président du CES a également insisté sur la nécessité de « devenir des relais d’initiatives s’inscrivant dans le sens de la protection effective des droits des femmes », tout en saluant les efforts des partenaires, notamment le Ministère de la Santé, le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance, l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF) et l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas.
Les lois au cœur de cette initiative marquent un tournant majeur : la n°2021-11 vise à prévenir et réprimer les infractions commises à raison du sexe, tandis que la n°2021-12 encadre l’accès à l’avortement sécurisé et modernise la législation sur la santé sexuelle et reproductive. Cependant, leur méconnaissance demeure un frein à leur application effective. Fort de ses nouvelles prérogatives issues de la loi organique 2024-26 du 17 juillet 2024, le CES a initié cette campagne nationale pour renforcer la connaissance des dispositions légales, doter les participants d’outils de plaidoyer, encourager la modification des comportements et favoriser une appropriation sociale de ces lois.
Après Porto-Novo, la délégation mettra le cap sur Abomey-Calavi pour la cinquième étape avant de parcourir l’ensemble des douze départements jusqu’au 2 octobre 2025. La commune de Tchaourou marquera la clôture de cette campagne nationale, symbole d’une volonté partagée par les autorités béninoises de faire de la lutte contre les violences basées sur le genre une priorité nationale.






