Le Conseil Economique et Social (CES) a renforcé son engagement en faveur des droits des femmes et des filles avec une étape déterminante dans le département du Plateau. C'est la ville historique de Kétou qui a accueilli, le mercredi 15 octobre 2025, la onzième session de sensibilisation et d’échanges, sous la présidence du Président du CES, Conrad Gbaguidi. Cette tournée nationale, entamée depuis le 28 août 2025, vise à vulgariser deux lois majeures à savoir la Loi n°2021-11 du 20 décembre 2021 portant répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et protection de la femme, et de la loi n°2021-12 du 20 décembre 2021 relative à la santé sexuelle et reproductive.
A l’ouverture de la séance, la Coordonnatrice départementale du CES du Plateau, Eniola Awawou Bissiriou, a salué la forte mobilisation des autorités, des leaders communautaires et des représentants de la société civile. Elle a replacé la rencontre dans sa dimension citoyenne et pédagogique : « La loi n’est pas une contrainte mais un pilier essentiel d’une société organisée et qui se veut prospère. Elle offre un cadre clair, garantit l’équité, protège nos droits et nous guide vers un avenir plus juste », a-t-elle insisté, avant de rappeler que la connaissance des textes est une condition de leur application. Et pour illustrer la nécessité de cette appropriation communautaire, elle a cité un proverbe africain plein de sagesse : « Quand la loi dort, l’injustice danse. »
Prenant la parole, le Président du CES, Conrad Gbaguidi, a situé cette campagne dans la dynamique nouvelle des missions du Conseil économique et social : « depuis le 28 août 2025, nous avons entamé une campagne nationale d’explication, de sensibilisation et de communication sur ces deux lois essentielles à la dignité humaine. Le Bénin a fait le choix courageux de se doter de textes modernes qui protègent chaque citoyen, sans distinction. » Le président Gbaguidi a insisté sur la portée citoyenne de la démarche. Pour lui, « la vulgarisation de ces lois n’est pas une simple formalité. Elle constitue un acte de responsabilité collective. Car une loi, aussi juste soit-elle, ne produit d’effets que lorsqu’elle est connue, comprise et appliquée par tous. »
Après l’ouverture officielle de la séance dans la matinée, les échanges ont démarré avec les communications des experts des ministères de la Santé et des Affaires Sociales. Les questions-réponses qui ont suivi, ont permis d’éclairer les participants sur les obligations et les sanctions prévues par les textes. Si en matinée, les chefs traditionnels, leaders religieux, associations de femmes, de jeunes et de parents d’élèves ont été conviés, dans l’après-midi, la séance a été dédiée aux autorités locales et acteurs institutionnels.






