Après l’étape de Natitingou, le Conseil économique et social a posé ses valises ce jeudi 01 octobre 2025 à Tchatchou, dans la commune de Tchaourou, pour la phase départementale du Borgou de sa tournée nationale de sensibilisation sur les lois relatives à la protection des droits des femmes et des filles.

Empêché, le président du CES, Conrad Gbaguidi, a été représenté par son 1er Vice-président, Razaki Amouda Issifou, qui a conduit la délégation officielle. A ses côtés, la coordonnatrice départementale du CES du Borgou, Jamillah Kissira Faladé, dans son mot introductif, a souhaité la bienvenue, aussi bien à la délégation officielle conduite par le premier vice-président qu’aux participants, composés de chefs traditionnels, leaders religieux, organisations de femmes, acteurs institutionnels, professionnels de santé, médias et jeunes engagés. Jamillah Kissira Faladé a aussi exprimé sa gratitude aux participants pour leur mobilisation, soulignant que cette rencontre n’est pas une simple réunion d’information, mais un appel à la responsabilité collective. « Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour nous approprier ces deux lois, nous doter d’outils adaptés et devenir des relais auprès de nos communautés. Ensemble, nous devons briser le silence, transformer les mentalités et protéger nos filles, nos sœurs et nos mères », a-t-elle déclaré.

Les échanges ont porté sur deux textes à savoir la Loi n°2021-11 du 20 décembre 2021, relative à la répression des infractions commises à raison du sexe et à la protection des femmes  et la Loi n°2021-12, modifiant celle de 2003 sur la santé sexuelle et reproductive.

A travers des présentations interactives et des sessions de questions-réponses, les participants ont pu clarifier leurs interrogations sur des sujets encore considérés comme tabous dans plusieurs localités : violences conjugales, mariages précoces, harcèlement, droit à la planification familiale, responsabilité parentale, etc.

Prenant la parole au nom de l’institution, le 1er Vice-président du CES, Razaki Amouda Issifou, a rappelé que la lutte contre les violences basées sur le genre n’est pas une affaire de lois seulement, mais de conscience sociale. Pour lui, protéger la femme, c’est protéger la vie. Il a également salué l’accompagnement des ministères en charge de la Santé et des Affaires sociales ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment l’ABPF et le Royaume des Pays-Bas, dont l’appui constant renforce l’impact du CES sur le terrain.

L’étape de Tchatchou a été marquée par des témoignages émouvants et des engagements publics de plusieurs participants, décidés à devenir des ambassadeurs du changement dans leurs villages, écoles, églises et mosquées.

Cette tournée se poursuivra dans les autres départements du pays, avec la même ambition : faire descendre la loi au cœur des communautés, pour qu’aucune femme, aucune fille, ne soit plus laissée sans protection ou sans voix.

 

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du Conseil Economique et Social