Dans une dynamique résolument orientée vers le renforcement de la gouvernance publique, le Conseil Economique et Social du Bénin (CES) et le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption (HCPC) ont décidé de conjuguer leurs expertises afin d’attaquer le phénomène de la corruption à sa racine.
À cet effet, le Haut Commissaire à la prévention de la corruption, Jacques Migan, a été reçu en audience, mardi 17 février 2026, par le président du Conseil Economique et Social, Conrad Gbaguidi. Cette rencontre, voulue par le HCPC, s’inscrit dans une volonté d’insuffler une nouvelle dynamique à la prévention de la corruption, en l’intégrant davantage aux mécanismes de dialogue social et d’élaboration des politiques publiques.
Conduisant la délégation, l’ancien bâtonnier a précisé que la démarche vise à jeter les bases d’une collaboration structurée, fondée sur la complémentarité des missions des deux institutions. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’intégrer davantage la prévention de la corruption dans l’analyse des politiques publiques, la concertation avec les forces vives de la nation et les actions de sensibilisation.
Pour le HCPC, une telle synergie constitue un levier stratégique majeur. Elle devrait contribuer à renforcer la crédibilité de l’action publique, à consolider la confiance des citoyens envers les institutions et à promouvoir une gouvernance transparente, responsable et inclusive. La co-construction des mécanismes de prévention apparaît ainsi comme une réponse durable, articulant expertise technique en matière d’anticorruption, dialogue social structuré et participation citoyenne.
Les échanges ont porté sur trois axes prioritaires de collaboration, détaillés par Étienne Badou, chef du service des Études, de la Formation et du Suivi-évaluation au HCPC : l’appui mutuel à la fonction consultative de l’État, la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement du plaidoyer institutionnel. Ces orientations traduisent l’ambition commune d’inscrire la prévention de la corruption au cœur des politiques publiques et des mécanismes de concertation nationale.
Au terme de l’audience, un comité restreint bipartite a été mis en place afin de finaliser les modalités opérationnelles de cette coopération. Les conclusions de ses travaux seront soumises à validation avant leur mise en œuvre effective. Par cette démarche concertée, le CES et le HCPC réaffirment leur engagement à œuvrer de concert pour l’enracinement d’une culture d’intégrité et le raffermissement de l’État de droit au Bénin.



