Le président du Conseil Economique et Social a accordé une audience au Bureau exécutif national de l’Association des Garagistes Professionnels du Bénin (AGPB). Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le dialogue entre les acteurs du secteur privé artisanal et le CES.
L'AGPB, aujourd'hui forte d'un réseau de plusieurs centaines de garages répartis sur l'ensemble du territoire, est née en 2005 d'un constat d'urgence. Comme l'a rappelé leur président, Justin Houessou Sonon, les garagistes béninois accusaient, il y a encore quelques années, un retard technique préoccupant face aux évolutions dans l’industrie automobile.
Sous l'impulsion de l'association, un vaste chantier de recyclage et de professionnalisation a été lancé. L'objectif était de mettre à jour les compétences des artisans face aux technologies hybrides et électroniques et garantir aux automobilistes béninois une qualité de service conforme aux standards internationaux. Les garagistes à travers cette audience, ont émis le souhait d’obtenir l’appui du CES pour renforcer les formations de recyclage et la professionnalisation des acteur su secteur.
« Allo Mécano » : la révolution numérique du dépannage
Le point d'orgue de cette audience a été la présentation de la nouvelle solution digitale de l'association : l'application « Allo Mécano ». Il s’agit d’une plateforme qui vise à sécuriser le parcours des usagers de la route. Ainsi, a expliqué le président de l’AGPB, tout automobiliste en détresse, quel que soit l'endroit où il se trouve sur le territoire national, peut désormais identifier et solliciter l'intervention d'un garagiste professionnel à proximité. « Allo Mécano a été conçue pour offrir une assistance immédiate et fiable, éliminant ainsi l'incertitude lors des pannes en zones isolées », a-t-il précisé.
En sollicitant cette audience, les responsables de l'association ont exprimé leur volonté de bénéficier de l’appui institutionnel et des conseils avisés du président du CES pour assurer une vulgarisation optimale de cet outil numérique auprès de la population.
La question de la qualité des intrants
Au-delà de la technologie, les échanges ont porté sur la problématique de la prolifération des pièces détachées de contrefaçon et des lubrifiants de mauvaise qualité. Ce fléau nuit gravement à la durabilité des réparations et érode la confiance entre les garagistes et leurs clients.
Face à ce constat, le président du CES, Conrad Gbaguidi, s'est montré particulièrement sensible. Le président du CES a rassuré ses hôtes sur sa volonté d'accompagner l'association dans la recherche de solutions pérennes pour protéger tant le professionnalisme des garagistes que le portefeuille des citoyens.

