Le 13 avril 2026, le Directeur Général de la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC), Arsène M. Dansou, a été reçu en audience par le président du Conseil Économique et Social (CES), Conrad Gbaguidi. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du partenariat qui unit l’institution constitutionnelle et la banque, une collaboration déjà illustrée en février dernier par l’appui significatif apporté par la BIIC à l’organisation de la première édition du FoNaCES, placée sous le thème « Panier citoyen et bien-être ». Cette audience était donc une étape supplémentaire dans le renforcement de cette coopération.
L’épargne au cœur des échanges pour un impact social durable
A l’ordre du jour de cette audience, une réflexion approfondie sur les voies et moyens d’améliorer durablement le bien-être des populations. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes d’accompagnement des Béninois et des Béninoises dans la gestion de leur épargne : où et comment épargner efficacement, comment instaurer un climat de confiance durable entre les citoyens et les institutions bancaires, et, in fine, comment contribuer à l’amélioration des conditions de vie sur les plans social et économique.
Moderniser les pratiques : de la tontine vers la sécurisation bancaire
Au cours de cette rencontre, le Directeur Général de la BIIC a tenu à rassurer le président Conrad Gbaguidi quant à l’engagement de son institution à œuvrer activement pour cette cause d’intérêt général. En tant que partenaire, la BIIC entend renforcer son rôle dans la recherche de solutions concrètes, accessibles et adaptées aux réalités locales, en particulier en matière de sécurisation de l’épargne des populations. La question de la transition des pratiques traditionnelles, telles que la tontine, vers des dispositifs plus sûrs et mieux structurés de gestion de l’épargne familiale a été au cœur des préoccupations exprimées par le président du CES.
L’inclusion du secteur informel : un levier de croissance nationale
Les discussions ont également mis en évidence l’importance d’une meilleure intégration des acteurs du secteur informel dans le circuit financier formel. Artisans, commerçantes, producteurs ruraux et jeunes entrepreneurs constituent, pour les deux institutions, un vivier essentiel de dynamisme économique et un levier stratégique de croissance et de résilience pour l’économie nationale.
Proximité et dialogue : le lancement des « Cafés du CES »
Dans cette dynamique, le président du CES a réaffirmé la volonté de son institution de maintenir un cadre de dialogue permanent et inclusif avec les populations. Cette ambition se traduira notamment par le lancement prochain des « Cafés du CES », ainsi que par l’organisation de séances d’information et de sensibilisation au plus près des communautés, afin de favoriser une meilleure appropriation des enjeux liés à l’inclusion financière.
Vers des mécanismes financiers innovants et de proximité
Par ailleurs, les échanges ont permis d’explorer des pistes de conception de mécanismes financiers innovants, susceptibles de faciliter l’accès à l’épargne, au crédit et à des services bancaires sécurisés pour les franges de la population encore en marge du système classique. Dans cette perspective, la BIIC prévoit de renforcer ses actions de proximité, en synergie avec les acteurs institutionnels et les structures locales.
Il convient également de souligner que de nouvelles initiatives conjointes seront prochainement déployées, avec pour objectif de répondre de manière plus efficace, ciblée et durable aux besoins spécifiques des acteurs du secteur informel.
Cette dynamique partenariale traduit une volonté commune de bâtir un modèle d’inclusion économique élargi et plus équitable, dans lequel les populations à la base occupent une place centrale, non seulement en tant que bénéficiaires, mais aussi comme acteurs à part entière de la création et de la circulation de la richesse nationale.




