Le Président du Conseil Économique et Social (CES) a accordé, ce jeudi, une audience à une délégation de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (FLLAC) et de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FASH). Au menu des échanges : l’organisation d’un festival culturel d'envergure sur le Campus d’Abomey-Calavi et l’accompagnement des étudiants pour leur insertion professionnelle.

​C’est une séance de travail de près d’une heure qui s’est tenue au cabinet du Président du CES. La délégation, conduite par le Secrétaire Général de la FLLAC, Jules Zannou, est venue porter la voix des doyens des deux facultés pour soumettre au Président Gbaguidi deux projets majeurs qui lient formation académique, identité culturelle et employabilité.

​Un festival pour « ne pas se développer par procuration »

​L’annonce phare de cette rencontre est l’organisation, du 29 au 31 juillet 2026, de la première édition du Festival de la mode, de l’autochtonie et de l’identité culturelle. Initié conjointement par la FLLAC et la FASH, cet événement vise à transformer la diversité culturelle des 45 000 étudiants de ces facultés en un bon levier de développement.

​Pour Jules Zannou, l’enjeu est de dépasser le stade des simples festivités : « Il existe de nombreuses initiatives fondées sur les aires culturelles. Mais il est désormais nécessaire d’y apporter une véritable dimension scientifique, conformément à la vision portée par le gouvernement », a-t-il affirmé à sa sortie d'audience. Le festival se veut un carrefour pour valoriser l'histoire, les danses et les richesses du Bénin, tout en forgeant une conscience nationale chez les apprenants. « On ne peut pas se développer par procuration », a insisté le Secrétaire Général de la FLLAC

​Le Président du CES a accueilli l’initiative avec un grand intérêt, prodiguant des conseils stratégiques pour que l’événement s’inscrive dans le cadre de la loi sur la protection des aires culturelles. Il a donné son accord de principe pour parrainer cette édition, tout en attendant les Termes de Référence (TDR) pour définir les modalités de son accompagnement.

​L’insertion professionnelle au cœur du partenariat

​Le second volet de l'audience concernait l'avenir professionnel des étudiants. Conscient du fossé qui sépare parfois la théorie de la pratique, Jules Zannou a plaidé pour l’ouverture du CES aux stagiaires de l’Université d’Abomey-Calavi.

​« Il ne sert à rien de former des étudiants uniquement de manière théorique dans les amphithéâtres pour ensuite les livrer au marché du travail sans compétences pratiques », a-t-il expliqué. La sollicitation vise à permettre aux étudiants de Licence et de Master de bénéficier de stages immersifs au sein du CES national et de ses démembrements départementaux.

​Cette préoccupation a trouvé un écho favorable auprès du Président du CES, qui réaffirme ainsi le rôle de l'institution comme acteur engagé pour l’édification d’une éducation de qualité.

​Vers un partenariat durable

​Cette audience marque le début d'une collaboration que les autorités universitaires souhaitent pérenne. « Nous repartons très réconfortés et satisfaits », a conclu Jules Zannou, précisant qu'une nouvelle audience avec les deux doyens, en personne, est déjà envisagée pour peaufiner ces chantiers.

 

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