À la demande du Gouvernement, le Conseil Economique et Social (CES) a ouvert, ce jeudi 11 juin, sa troisième session extraordinaire, moins de dix jours après la clôture de la précédente. Cette nouvelle session est principalement consacrée à l’examen du projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026, un texte sur lequel l’institution est appelée à formuler un avis conformément aux dispositions de sa loi organique.
En procédant à l’ouverture des travaux, le président du CES, Conrad Gbaguidi, a souligné l’importance de cette mission consultative, qui participe au renforcement du dialogue entre les institutions de la République et à la consolidation de l’État de droit. Il a invité les conseillers à examiner le document avec rigueur, efficacité et sens des responsabilités afin de contribuer à la qualité des décisions publiques.
Au-delà de la question budgétaire, plusieurs dossiers figurent également à l’ordre du jour de cette session. Les conseillers devront notamment se prononcer sur des rapports et recommandations relatifs à la mobilité durable, à la promotion des langues nationales, à la lutte contre la pollution liée aux sachets plastiques ainsi qu’au développement du tourisme domestique comme levier de croissance économique.
Le président du CES a par ailleurs annoncé une innovation portée par l’institution : les « Cafés du CES ». Prévue le 17 juin prochain, cette initiative vise à créer un cadre d’échanges entre experts, acteurs institutionnels et citoyens autour de problématiques touchant directement au quotidien des populations.
Les travaux permettront également de faire le point sur les activités des conseils départementaux du CES et d’échanger avec le Haut-Commissaire à la sédentarisation des éleveurs sur les actions engagées en faveur du renforcement de la cohésion sociale dans les régions septentrionales du pays.







