Le Conseil Economique et Social (CES) a bouclé, ce mardi 30 juin à Allada, la première phase de sa nouvelle tournée nationale d’imprégnation des textes législatifs et réglementaires, démarrée le 25 juin 2026. Après les étapes de Cotonou, Pobè et Porto-Novo, cette ultime escale dans le département de l’Atlantique vient clore quatre jours d’échanges avec les autorités administratives, les élus locaux, les organisations socioprofessionnelles, les acteurs de la société civile et les populations autour de trois textes majeurs relatifs à la protection de l’environnement, à l’hygiène publique et à la réglementation du bruit.
Conduite par le président du CES, Conrad Gbaguidi, cette mission de proximité vise à rapprocher les textes législatifs et réglementaires des citoyens, à favoriser leur appropriation par les populations et à recueillir les préoccupations de ces dernières afin de renforcer le dialogue entre les citoyens et les institutions de la République.
La délégation a successivement tenu ses séances à la mairie de Cotonou pour le département du Littoral, à la préfecture de Pobè pour le Plateau, à la Maison des jeunes de Djègan-Kpèvi à Porto-Novo pour l’Ouémé, et enfin à la préfecture d’Allada pour le département de l’Atlantique. A chacune des quatre étapes, la délégation du Conseil économique et social a enregistré une forte mobilisation. Préfets ou leurs représentants, maires, secrétaires exécutifs de communes, coordonnateurs départementaux du CES, conseillers départementaux et nationaux, directeurs départementaux des services déconcentrés de l’État, représentants des organisations de la société civile, associations socioprofessionnelles, leaders communautaires et religieux ainsi que de nombreux citoyens ont pris une part active aux différentes séances.
Cette diversité des participants traduit l’intérêt suscité par cette initiative de proximité et la volonté des différents acteurs de mieux s’approprier les textes qui encadrent des questions touchant directement au cadre de vie des populations. Partout où elle est passée, la délégation a adopté la même méthodologie. Les séances ont débuté par les mots de bienvenue des coordonnateurs départementaux du CES, suivis des interventions des autorités administratives, notamment les préfets ou leurs représentants, ainsi que des autorités communales.
Dans ses différentes allocutions, le président du Conseil économique et social, Conrad Gbaguidi, a rappelé que l’institution est désormais appelée à jouer un rôle d’interface entre les institutions de la République et les populations. Il a souligné qu’une loi, aussi pertinente soit-elle, ne peut produire pleinement ses effets que lorsqu’elle est connue, comprise et appropriée par les citoyens. Il a, à cet effet, invité les participants à devenir de véritables relais de sensibilisation dans leurs communautés respectives.
Les communications sur les textes législatifs et réglementaires sont ensuite présentées par des experts venant des ministères sectoriels concernés. Elles ont porté sur la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables en République du Bénin, la loi n°2022-04 du 16 février 2022 relative à l’hygiène publique ainsi que le décret n°2022-301 du 25 mai 2022 portant réglementation du bruit.
A l’issue de chaque communication, de larges séances de questions-réponses ont permis aux participants de partager leurs préoccupations et leurs expériences en lien avec l’application des différents textes dans leurs localités. Les échanges ont notamment porté sur l’utilisation des sachets biodégradables, les exigences de la loi sur l’hygiène publique, la gestion des déchets, les nuisances sonores ou encore les responsabilités des différents acteurs concernés. Les experts ont apporté des réponses, des clarifications et des orientations pratiques aux préoccupations exprimées par les participants. Ces échanges, jugés riches et fructueux, ont permis de lever plusieurs équivoques, de renforcer la compréhension des textes et de mieux faire percevoir les enjeux liés à leur application. Ils ont également offert au Conseil économique et social l’occasion de recueillir les attentes et les difficultés exprimées par les populations, conformément à sa mission de relais entre les citoyens et les pouvoirs publics.
Cette première phase ouvre la voie à l’étape communale de cette vaste opération de vulgarisation. Les Conseils économiques et sociaux départementaux prendront en effet le relais pour conduire les séances d’imprégnation dans les communes respectives. Ils auront pour mission de poursuivre la vulgarisation des textes, de maintenir le dialogue avec les populations et de consolider les acquis enregistrés au cours de la phase départementale.

















