Après la phase départementale de sa nouvelle campagne nationale d’imprégnation des textes législatifs et réglementaires, le Conseil Économique et Social (CES) a engagé une nouvelle étape de proximité avec les populations. Du 7 au 9 juillet 2026, les coordonnateurs départementaux du CES ont conduit la phase communale de cette opération dans plusieurs communes du pays, avec pour ambition de rapprocher davantage les citoyens des textes qui encadrent leur quotidien.
Cette nouvelle séquence, annoncée à l’issue de la tournée départementale, place les coordinations départementales au cœur de la démarche. Sur le terrain, elles assurent la mobilisation des acteurs locaux, l’animation des séances et le dialogue direct avec les communautés. Une approche qui traduit la volonté du CES de faire de la connaissance des lois et règlements de la République, un véritable outil de participation citoyenne.
Dans la continuité de la vision portée par le président du CES, Conrad Gbaguidi, les coordonnateurs départementaux se sont rendus dans les communes, au plus près des populations. La dynamique est claire : une loi ne peut produire pleinement ses effets que lorsqu’elle est connue, comprise et appliquée par ceux auxquels elle s’adresse.
A Savalou et à Savè par exemple, le coordonnateur départemental par intérim du CES des Collines, Valère Dèhouégnon Tchobo, a rappelé la portée de cette mission de proximité. Il a insisté sur la nécessité de rapprocher les textes des populations afin de favoriser leur appropriation. Invitant les participants à dépasser le simple rôle d’auditeurs, il les a exhortés à devenir des relais dans leurs communautés, capables de partager les connaissances acquises et de contribuer au respect des dispositions légales.
A Djougou comme à Bassila, le coordonnateur du CES de la Donga, Wallys Zoumarou, a également appelé à une implication collective. Il a invité les différentes couches présentes à prolonger l’action de sensibilisation au-delà des séances officielles, en transmettant autour d’elles les enseignements reçus. Pour lui, chaque participant doit pouvoir devenir un acteur de diffusion de l’information juridique dans son milieu de vie.
Dans le Borgou, notamment à Tchaourou, Jamillah Kissira Faladé, coordonnatrice du Borgou, a placé son intervention sous le signe de l’appropriation citoyenne des textes. Après avoir salué la mobilisation des autorités communales et la participation des populations, elle a rappelé que cette rencontre vise à permettre à chacun de mieux comprendre ses droits et obligations face aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Le message a été similaire partout ailleurs. A Ifangni, Kouandé, Agbangnizoun, Cotonou, Adjohoun, Malanville, Toffo, Comè, Aplahoué, Dogbo, Banikoara, Houeyogbé, Djidja, Dogbo et Comè, les coordonnateurs départementaux du CES ont mis en lumière les conséquences des comportements qui affectent le cadre de vie, notamment la pollution liée aux sachets plastiques non biodégradables, les insuffisances en matière d’hygiène publique et les nuisances sonores, appelant à une mobilisation collective pour bâtir un environnement sain et préserver le vivre-ensemble.
Tous ont eu l’appui des membres des Conseils économiques et sociaux départementaux, des maires ou de leurs représentants, des autorités administratives, des services déconcentrés de l’État, des leaders religieux et communautaires ainsi que des organisations socioprofessionnelles.
Au cœur des échanges figurent trois textes majeurs de l’arsenal juridique béninois : la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin ; la loi n° 2022-04 du 16 février 2022 relative à l’hygiène publique en République du Bénin ; et le décret n° 2022-301 du 25 mai 2022 portant réglementation du bruit en République du Bénin.
A l’issue de cette phase communale, les coordonnateurs départementaux apparaissent comme les principaux relais de proximité du Conseil économique et social. Par leur présence sur le terrain et leur capacité à mobiliser les communautés, ils contribuent à transformer les textes législatifs et réglementaires en instruments mieux connus et mieux compris par les citoyens. Une démarche qui renforce le lien entre l’institution et les populations.














