Dans le cadre des travaux de la première session ordinaire au titre de l’année 2023, les Conseillers du Conseil Economique et Social, ont sollicité le Ministère du Numérique et de la Digitalisation pour leur présenter une communication sur le thème « le secteur du numérique : enjeux, défis et perspectives ». Ce qui a été effectivement fait le mardi 21 mars 2023, au siège de l’Institution.

A la faveur d’une séance initiée ce mardi 21 mars, au siège de l’Institution sur le thème « Le secteur du numérique: enjeux, défis et perspectives», les Conseillers du Conseil Economique et Conseil comprennent mieux les projets du Gouvernement dans le secteur du numérique et de la digitalisation. Ils en savent davantage sur ce qui est prévu, ce qui est déjà fait et ce qui se fera dans les prochains mois. Ces échanges qui se sont déroulés en marge de la première session ordinaire au titre de l’année 2023, vont permettre aux Conseillers de mieux jouer leur rôle constitutionnel, notamment celui de «  donner des avis et de formuler des orientations à l’endroit du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale sur des questions d’ordres économique et social ». « A cette fin et en vue d’être bien aguerris pour accomplir cette mission républicaine, il nous revient de nous informer et de nous imprégner suffisamment des actions entreprises par les pouvoirs publics dans le cadre de la consolidation de notre tissu économique et de la promotion d’un développement inclusif », fait savoir Tabé GBIAN, Président du Conseil Economique et Social à l’ouverture des échanges. Ce besoin de cerner davantage ce secteur  du Programme d’Actions du Gouvernement, s’est surtout fait sentir après la présentation de ce précieux document, principale référence des réalisations du Gouvernement, par Johannes DAGNON, Conseiller Spécial du Président de la République, en octobre dernier. Il était question, donc, pour Tabé GBIAN et ses pairs, de savoir le niveau de réalisation de cette ambition du Gouvernement qui s’appuie sur le développement massif des infrastructures et la généralisation  de l’accès au haut débit, les proportions dans lesquelles les programmes développés dans le secteur impactent réellement l’économie béninoise et le quotidien des citoyens, les différentes implications surtout sociétales de l’utilisation des technologies du digital, l’encadrement juridique, réglementaire et législatif pour une bonne utilisation des outils numériques, etc.

Résultats édifiants

C’est Ahmed Sacca YAROU, Directeur de Cabinet du Ministre du Numérique et de la Digitalisation, qui a étanché la soif de connaissance des Conseillers. Dans son développement, il a présenté les faits marquants du premier quinquennat, les impacts majeurs du secteur du numérique, les priorités dans le secteur du numérique au cours du second mandat, les opportunités du Numérique ainsi que les enjeux, défis et perspectives. « Dans le secteur du Numérique, le PAG 2016-2021 a permis de conduire six reformes majeures et de mettre en œuvre six projets phares. Quant au PAG 2021-2026 qui vise à capitaliser et renforcer les acquis du premier programme, quatre reformes sont en cours de conduite, avec six projets structurants dans le secteur du numérique », a indiqué le présentateur.

S’agissant de reformes dans le secteur du numérique lors du premier mandat, Ahmed Sacca YAROU parle, d’abord de la mise en mouvement des investissements dans le secteur. Cela se traduit par l’élaboration de nouveaux cahiers de charges pour les operateurs mobiles et fournisseurs  d’accès internet, la revue des indicateurs de qualité de service de réseaux, l’adoption de nouvelles modalités d’attribution et d’exploitation des codes Ussd et la mise en place de la portabilité des numéros mobiles et de nouvelles conditions d’identification des abonnés. Il y a également l’émergence d’acteurs efficaces avec la transformation du paysage des operateurs mobiles qui sont passés de cinq acteurs à deux et à la restructuration des opérateurs publics du secteur des télécommunications qui a consacré la création de la Société Béninoise d’Infrastructures Numérique(SBIN), de la Société Béninoise des Infrastructures de Radiodiffusion (SBIR) et de Bénin diffusion.

La réforme de la réglementation a été aussi faite. Ainsi, il y a eu l’élaboration et la promulgation de la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin, telle que modifiée par la loi 2020-35 du 06 janvier 2021 et la prise de décrets et arrêtés d’application structurants du Code puis la tenue des  séances de sensibilisation pour vulgariser le Code. Au nombre des projets structurants, il énumère avec les résultats obtenus, le déploiement de l’internet et très haut débit sur toute l’étendue du territoire, la transition vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT) avec, entre autres, la construction de l’infrastructure technique de collecte et de diffusion (29 sites) et la couverture de plus de 95% de la population du Bénin par la TNT, la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage du eCommerce, la généralisation et l’usage du numérique par l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus numériques.

De manière concrète, ces réformes et projets structurants ont permis d’impacter le quotidien des citoyens et l’activité économique. Cela se laisse clairement constater par la mise en place des fondamentaux de l’économie numérique du pays, l’amélioration de l’accès à l’internet, l’administration électronique, le développement des eServices et le renforcement de la confiance numérique du pays et une grande attractivité pour les investissements. « Les citoyens développent une nouvelle expérience de consommation du service public dans un environnement plus sécurisé », explique le Directeur de Cabinet avec des exemples concrets à l’appui.

En ce qui concerne le second quinquennat, les principaux projets structurants  sont la phase 2 du déploiement de l’internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national, la phase2 de la mise en œuvre de l’administration intelligente ou Smart Gouv, le développement des usages, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public et l’accès des citoyens aux médias et à l’information de qualité. 

Du coté des réformes, il y a la réglementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usage professionnel ou collectif, la création d’un observatoire du numérique, la modernisation du cadre réglementaire et institutionnel de l’audiovisuel et de la communication, y compris le code de l’information et la réforme sur les compétences numériques exigibles lors des recrutements de personnel de l’Etat et dans le système éducatif.

 

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